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Europunk not dead !

 


22 octobre 2011 > 22 janvier 2012

Comment a émergé une création graphique alternative à travers l'Europe à la fin des années 70 ? L’esthétique punk s’expose à Charleroi, avec pour commissaire d’exposition Éric de Chassey, directeur de l'Académie de France à Rome. Excusez du peu…
 


Née il y a 35 ans, l’esthétique punk continue d'influencer toutes les formes d'art, de la musique à la littérature, des arts vivants à la mode, en passant par les arts visuels. "Europunk, la culture visuelle punk en Europe, 1976-1980" revient sur le cœur du mouvement, de la première apparition télévisuelle des Sex Pistols en 1976 au premier passage de Joy Division à la BBC en 1979, période où le punk est "une véritable contre-culture et non une sous-culture".

Sont présentées 500 pièces issues du mouvement punk : des vêtements (à l'instar du Destroy shirt de Malcolm McLaren et de la styliste Vivienne Westwood), fanzines, affiches, tracts, dessins et collages, pochettes de disques et films. On retrouve l’incontournable Jamie Reid, créateur du célèbre visage de la reine d'Angleterre aux yeux et à la bouche couverts par le titre de la chanson "God Save the Queen" et par le nom des Sex Pistols ; une pochette de 45 tours qui circulait uniquement en France.

Zoom sur des artistes qui refusaient d’être appelés comme tels : les membres du groupe Bazooka en France (Olivia Clavel, Lulu Larsen, Kiki Picasso, Loulou Picasso, Bernard Vidal, Jean Rouzaud, Ti5 Dur), qui ont traduit en images la violence du monde dans lequel ils ont vécu leurs jeunes années. l’exposition raconte comment naissaient à la même période d’autres foyers de révoltes graphiques en Grande-Bretagne, en Hollande, en Italie, en Allemagne. Pour le commissaire d’exposition Éric de Chassey, directeur de l'Académie de France à Rome, ces artistes ont une place équivalente à celle des artistes dadaïstes des années 1917-1921, et un même refus d’être compartimenté, restreint à un domaine. Ou comment la contre-culture du punk a pu incarner à la fois le désir de faire table rase du passé et un renouveau culturel profond.
 

"Il n’est pas question ici de montrer 'l’art autour du punk', mais bien le punk en tant qu’art."

"Europunk" montre le changement révolutionnaire introduit par les images créées par des designers graphiques, illustrateurs et agitateurs punk. Il s'agit moins de raconter l'histoire des influences musicales de ce mouvement que de mettre en valeur le travail d'artistes qui, tout en refusant de faire des œuvres d'art au sens traditionnel du terme (peinture, sculptures, etc.), ont voulu changer le monde avec leurs images.

Un logiciel spécifique permettra tout de même aux visiteurs de l'exposition de naviguer, par le biais de bornes informatiques, au sein d'une sélection de morceaux punk et de s'imprégner ainsi de l'univers musical qui s'est développé au cœur du mouvement. A écouter aussi, une installation sonore de Patrick Codenys, membre du groupe Front 242, s’inspirant de ses souvenirs du mouvement punk.
 

Infos :

B.P.S.22, espace de création contemporaine
Site de l'Université du Travail
22 boulevard Solvay, 6000 Charleroi
Tel. : 00 32 71 27 29 71
Merc. au dim., 12.00-18.00, fermeture : 24, 25 et 31/12/11 et le 1/01/12.
Tarifs : 3 €, 2 € (seniors et autres réductions).
Catalogue édité par la maison d'édition Drago : 44 €
Visites guidées gratuites (réservation souhaitée auprès de patricia.paul@hainaut.be) : 30/10, 27/11, 18/12 et 15/01 à 15h.


Crédits-photos : Affiche pour la sortie de X-ray Spex, Oh Bondage Up Yours e.p., 1978, offset sur papier, 56 x43 cm © Coll. Bernard Vidal ; Affiche pour la sortie de The Sex Pistols, Pretty vacant, 1977, impression sur papier © Coll. Stolper/Wilson ; The Clash, White Riot e.p., 1977, pochette de disque, 18 x 18 cm © Coll. privée, Rome/Paris.