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Etonnant Permeke

 

Du 11 octobre 2012 au 20 janvier 2013
 


Bozar propose une rétrospective de l’œuvre d’un grand de l’expressionnisme : Constant Permeke. Nus féminins, terre et mer, vie quotidienne des pêcheurs et des paysans, découvrez les motifs de Permeke à travers 130 chefs d’œuvre, tableaux, dessins et sculptures.


Après la dernière grande rétrospective qui a eu lieu à La Haye en 2004, il était grand temps de rendre hommage à Constant Permeke (1886-1952), cet expressionniste unique en son genre. Un artiste qui n’est pas passé inaperçu notamment en raison de son anticonformisme et de ses réactions parfois virulentes.

Avec un grand intérêt pour l’humain, Constant Permeke a peint la vie laborieuse des paysans et des pêcheurs, leur donnant une dimension universelle par le biais d’agrandissements et d’abstractions. Car s’il savait très bien se mettre dans la peau des personnages qu’il peignait, il prenait ensuite ses distances et se concentrait sur la forme. Comme l’explique le commissaire de l’exposition, Willy Van den Bussche : "ce qui le distingue, c’est son approche formelle et détachée du sujet. Il extrait des éléments de son environnement, il les rend abstraits. Il escamote, transforme, renforce ou atténue simplement l’intensité des couleurs. Il lui est même arrivé de combiner dessin et peinture sur la même toile". Techniquement aussi, Permeke fait partie des grands maîtres.


Subtiles touches de lumière


A l’instar de Rembrandt, maître hollandais qu’il admirait, Permeke accordait une place très importante aux jeux de lumière. Lorsqu’il peint un paysan par exemple, il ajoute des détails blancs dans les mains pour attirer l’attention. Un des grands malentendus, concernant la peinture de Permeke consiste à la qualifier de "sombre". Certains affirment même qu’il ne travaillait pas avec de la peinture de bonne qualité et que ses tableaux fonçaient au fil des ans. Il s'agissait en fait d’une démarche volontaire de l’artiste, qui travaillait sur le contraste entre la lumière et l’obscur avec ses touches de lumière.


Ses nus, des œuvres d’art dégénéré selon les nazis


Un seul coup d’œil suffit pour se rendre compte du fait que l’artiste avait une prédilection pour les nus féminins. Il a réalisé un nombre considérable de dessins, qui montrent sa parfaite maîtrise de la représentation de l’anatomie humaine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’occupant nazi qualifie ses œuvres d’art dégénéré et lui interdit de travailler. Au lieu de cesser ses activités, il se donne à fond dans son art, dessine des centaines de nus féminins et réalise des sculptures monumentales. Il y souligne la sensualité du corps féminin, non pas au sens érotique, mais comme symbole de fertilité. L’art africain et la Vénus de Willendorf sont ses sources d’inspiration.

Venant, entre autres, du Musée Permeke de Jabbeke et des Musées Royaux des Beaux-Arts d’Anvers, de Gand et de Bruxelles, la sélection présentée à Bozar est impressionnante : 130 tableaux, dessins et sculptures, dont plusieurs œuvres d’exception, dévoilent au public toutes les facettes de l’œuvre de Permeke. Un événement à ne pas manquer.


Infos


Bozar, Palais des Beaux-Arts    
23 rue Ravenstein, 1000 Bruxelles
Horaires : 10h - 18h du mardi au dimanche, 10h - 21h le jeudi.
Tel. : 00 32 2 507 82 00, www.bozar.be

Tarifs : 11 € l’entrée, 9 € pour les groupes,  -26 ans et +65 ans, 4 € pour les demandeurs d’emploi et écoles. Gratuit pour : les -12 ans, personnes en chaise roulante et accompagnateur.